Vous préparez votre premier voyage au Japon et vous vous demandez ce qu’il faut vraiment savoir avant de partir ? Comment prendre le métro, payer au restaurant, rester connecté ou éviter les petites maladresses : ce sont souvent ces questions très pratiques qui occupent les préparatifs.
Après trois semaines au Japon en famille en juillet 2024, j’avais envie de partager ce qui nous a réellement servi sur place, ce qui nous a surpris et ce que j’aurais aimé savoir avant le départ. Parce qu’entre les images de temples paisibles et les carrefours de Tokyo, il y a aussi les cartes de transport à recharger, les menus à traduire et la chaleur à apprivoiser !
Voici donc mes 10 conseils pour préparer un premier voyage au Japon, avec notre expérience et quelques repères pour organiser votre séjour plus sereinement.
Les essentiels à retenir avant de partir au Japon
- Budget : les repas peuvent être abordables, mais les hébergements et les déplacements entre les villes demandent de l’anticipation.
- Transports : une carte IC comme Suica, PASMO ou ICOCA simplifie de nombreux trajets du quotidien.
- Paiements : prévoyez une carte bancaire adaptée et une réserve d’espèces.
- Internet : une connexion mobile facilite énormément les itinéraires et les traductions.
- Vie quotidienne : observez les usages locaux et prévoyez des chaussures faciles à enlever.
- En été : adaptez votre programme à la chaleur et à l’humidité.
Transparence : cet article contient des liens affiliés ou de parrainage. Selon les conditions de chaque programme, une réservation ou une inscription peut me permettre de recevoir une commission ou un avantage.
1. Au Japon, le sentiment de sécurité va de pair avec le respect des autres
Nous nous sommes sentis très en sécurité pendant notre voyage au Japon. C’est l’un des aspects que j’ai particulièrement appréciés pendant ces trois semaines en famille. Cela ne dispense évidemment pas de garder les précautions habituelles avec ses affaires personnelles.
Ce qui frappe aussi, c’est l’attention portée à la vie collective. Dans les transports, les files d’attente ou les lieux de visite, quelques habitudes permettent de trouver rapidement ses marques :
- faire la queue à l’endroit indiqué ;
- laisser descendre les voyageurs avant de monter ;
- parler doucement et éviter les appels téléphoniques dans les transports ;
- respecter les interdictions de photographier et les espaces privés ;
- garder ses déchets avec soi jusqu’à trouver une poubelle adaptée.
Pour nous, Méditerranéens parfois un peu sonores, cela demande quelques ajustements ! Mon conseil : prenez le temps d’observer ce que font les personnes autour de vous. C’est souvent plus utile que de mémoriser une longue liste de règles.
2. Le Japon n’est pas forcément aussi cher qu’on l’imagine
Peut-on voyager au Japon avec un budget raisonnable ? Oui, mais tout dépend de la saison, des hébergements et de l’itinéraire. Le billet d’avion représente une dépense importante, et multiplier les grandes étapes peut vite alourdir le budget transport.
Sur place, nous avons en revanche trouvé des repas bien plus accessibles que ce que nous imaginions. En juillet 2024, il nous arrivait de manger pour environ 6 à 8 € par personne. C’est un repère issu de notre séjour, et non un tarif garanti aujourd’hui : les prix comme le taux de change évoluent.
Pour manger simplement, regardez du côté des restaurants de ramen, des petites adresses proposant des plats de riz et des konbini, ces supérettes comme 7-Eleven, Lawson ou FamilyMart. Pratiques pour un petit déjeuner ou un repas rapide, elles rendent bien des services.
Attention toutefois aux izakaya : l’addition peut monter avec les boissons, les petites assiettes à partager et les éventuels frais de table.
Mes conseils pour maîtriser le budget d’un premier séjour
- Réserver les hébergements suffisamment tôt, surtout pendant les périodes très demandées.
- Comparer le prix et l’emplacement : économiser sur une chambre très excentrée peut coûter du temps et des trajets supplémentaires.
- Limiter les changements de ville pour mieux profiter de chaque étape.
- Vérifier les conditions d’annulation avant de réserver.
- Calculer le coût des grands trajets avant d’acheter un pass ferroviaire.
Pour préparer votre étape dans la capitale, retrouvez mon guide pour choisir où dormir à Tokyo. Et si vous envisagez une autre façon de voyager, je détaille aussi les avantages et les limites de l’échange de maisons.
Comparer les hébergements pour votre voyage au Japon
3. On peut voyager au Japon sans parler japonais
La langue faisait partie des questions que nous nous posions avant le départ. Finalement, nous avons pu nous débrouiller avec les indications disponibles, quelques mots de japonais et une application de traduction.
Dans les grandes gares et les secteurs touristiques, de nombreux panneaux comportent des indications en anglais. Cela devient parfois moins évident dans une petite adresse ou en dehors des circuits les plus fréquentés.
Nous avons beaucoup utilisé Google Traduction, notamment pour comprendre les menus et faciliter les échanges. Les résultats nous ont parfois valu quelques fous rires, mais l’application nous a été très, très utile !
- Konnichiwa : bonjour.
- Arigatō gozaimasu : merci.
- Sumimasen : excusez-moi.
À préparer avant de partir : téléchargez le japonais dans votre application de traduction si le mode hors connexion est disponible sur votre appareil. Enregistrez également l’adresse de votre hébergement en japonais, ainsi que vos réservations.

4. Une carte IC simplifie les transports, mais ne remplace pas tous les billets
Le réseau peut sembler impressionnant avant le départ. Pourtant, avec une application d’itinéraires et un peu d’attention, prendre les transports au Japon devient vite une habitude.
Google Maps nous a énormément aidés : lignes à emprunter, correspondances, horaires, sorties de gare… Dans les grandes stations, vérifier la bonne sortie évite parfois un joli détour ! Gardez tout de même un œil sur les panneaux et les informations de l’opérateur en cas de changement.
Suica, PASMO ou ICOCA : à quoi servent ces cartes ?
Ce sont des cartes IC rechargeables. Elles permettent de payer de nombreux trajets en métro, en train local ou en bus sur les réseaux compatibles. Plusieurs grandes cartes fonctionnent aussi dans d’autres régions, là où l’interopérabilité est acceptée.
Pour le train et le métro, on valide généralement à l’entrée et à la sortie. Dans les bus, la procédure dépend du réseau : suivez les indications affichées.
La précision importante : toutes les cartes ne sont pas gratuites. Une Suica classique comporte notamment une caution, tandis que la Welcome Suica destinée aux visiteurs a des conditions différentes. Vérifiez la durée de validité, les modalités de recharge et le remboursement éventuel du solde avant de choisir.
Une carte IC n’est pas non plus un pass illimité. Pour le Shinkansen et certains trains express, il faut prévoir les billets ou les services spécifiques nécessaires. Ne partez pas du principe qu’un simple solde chargé sur la carte suffit.
Vous pouvez consulter les informations officielles de JR East sur les cartes Suica.
Faut-il acheter un Japan Rail Pass ?
Je vous conseille de comparer son prix avec celui des trajets réellement prévus. La durée du séjour ne suffit pas à déterminer son intérêt : c’est surtout votre itinéraire qui compte. Un voyage de trois semaines avec peu de grands déplacements n’a pas les mêmes besoins qu’un circuit changeant de ville tous les deux jours.
5. Prévoyez une carte bancaire et une réserve d’espèces
Même si la carte bancaire est couramment acceptée dans de nombreux établissements, avoir des yens sur soi reste utile, notamment pour certains petits commerces, restaurants ou services.
Ne comptez donc pas uniquement sur votre téléphone ou votre carte. Repérez aussi les distributeurs acceptant les cartes internationales et vérifiez les frais affichés avant de confirmer un retrait.
Pour nos voyages, nous utilisons depuis plusieurs années Revolut et BoursoBank. Mais je vous recommande de vérifier les conditions de votre propre offre : les frais, plafonds de retrait et règles de change varient selon la carte et la formule. Une carte gratuite ne signifie pas que toutes les opérations à l’étranger le sont sans limite.
- Vérifiez vos plafonds de paiement et de retrait avant le départ.
- Prévoyez, si possible, un second moyen de paiement.
- Conservez une petite réserve d’espèces accessible.
- Comparez les conditions de change si une conversion en euros vous est proposée.
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6. Choisissez des chaussures confortables… et faciles à enlever
On pense naturellement aux kilomètres que l’on va parcourir. On pense moins au nombre de fois où l’on devra se déchausser !
Dans les maisons, les ryokan et certains temples ou restaurants traditionnels, il faut retirer ses chaussures à l’endroit indiqué. Des chaussons sont parfois proposés, mais pas systématiquement.
Prévoyez donc une paire confortable, facile à retirer et à remettre, ainsi que des chaussettes en bon état. Un détail, certes, mais un détail qui prend tout son sens quand on se retrouve à se déchausser plusieurs fois dans la journée ;-)
Respectez également les consignes sur place : les chaussons utilisés à l’intérieur ne se portent pas forcément sur les tatamis, et ceux des toilettes doivent y rester.
7. Avant un onsen, renseignez-vous sur les règles du bain
Les onsen, bains alimentés par des sources thermales, font partie des expériences emblématiques du Japon. Leur fonctionnement mérite quelques explications avant une première visite.
- Lavez-vous et rincez-vous soigneusement avant d’entrer dans le bain.
- Dans les bains traditionnels, la baignade se fait généralement sans maillot.
- Ne plongez pas votre serviette dans l’eau.
- Attachez vos cheveux longs pour qu’ils ne trempent pas dans le bain.
- Respectez les consignes propres à l’établissement.
Les tatouages peuvent entraîner un refus d’accès dans certains établissements. D’autres les acceptent ou proposent des solutions sous conditions. Mieux vaut demander directement avant de réserver plutôt que de compter sur une tolérance une fois sur place.
Si la nudité collective vous freine, recherchez un hébergement ou un établissement proposant un bain privatif et vérifiez ses modalités d’accès.
Pour préparer cette expérience, consultez le guide des onsen de l’Office national du tourisme japonais.
8. La saison change vraiment le voyage : notre expérience en juillet
Nous sommes partis début juillet pour profiter de trois semaines de vacances en famille. En étant tributaires des vacances scolaires, nous n’avions pas une liberté totale sur les dates. Et je vous le confirme : il faisait très chaud !
La chaleur, associée à l’humidité, fatigue rapidement quand on passe ses journées à marcher. C’est un élément à prendre en compte dans le programme, bien au-delà de la simple question des vêtements à mettre dans sa valise.
Mes conseils pour visiter le Japon en été
- Prévoir les visites extérieures les plus fatigantes tôt dans la journée.
- Alléger le programme et garder de la souplesse.
- Faire des pauses dans des lieux frais.
- Avoir de l’eau avec soi et boire régulièrement.
- Prévoir des vêtements légers, une protection solaire et un chapeau.
- Consulter la météo et adapter les sorties aux conditions annoncées.
Les distributeurs de boissons, les commerces et les espaces climatisés sont pratiques. Nous avions aussi repéré quantité d’accessoires rafraîchissants sur place. Mais rien ne remplace un rythme adapté : mieux vaut renoncer à une visite que terminer la journée épuisé.
Quelle saison choisir pour un premier voyage au Japon ?
Le printemps attire pour les cerisiers, tandis que l’automne séduit pour les feuillages colorés. Ces deux périodes peuvent être très demandées : l’automne n’est donc pas automatiquement moins cher, particulièrement dans les destinations les plus populaires.
L’été permet de profiter d’une autre ambiance, mais demande de composer avec la chaleur, l’humidité et, selon les dates et les régions, les pluies ou les typhons. L’hiver peut convenir à d’autres envies, notamment la neige.
Le Japon s’étendant sur un vaste territoire, choisissez vos dates en fonction des régions visitées et de votre tolérance à la météo, plutôt qu’en cherchant une saison parfaite pour tout le pays.
9. Au restaurant, pas de pourboire et quelques habitudes à connaître
Le pourboire ne fait pas partie des usages habituels au Japon, notamment dans les restaurants et les cafés. Un remerciement poli suffit : inutile de laisser quelques pièces sur la table comme on pourrait le faire ailleurs.
Concernant les baguettes, évitez notamment de les planter verticalement dans le riz ou de transmettre de la nourriture de baguettes à baguettes : ces gestes renvoient à des rites funéraires.
Selon les établissements, la commande peut se faire auprès du personnel, sur une tablette ou à une borne. Le paiement peut également avoir lieu à la caisse plutôt qu’à table.
Si vous hésitez, observez les indications et demandez simplement de l’aide. Vous n’avez pas besoin de maîtriser tous les codes pour apprécier un repas au Japon.
10. eSIM, carte SIM ou Pocket Wi-Fi : anticipez votre connexion internet
Entre Google Maps et la traduction, une connexion mobile nous a énormément facilité le voyage. Il existe des réseaux Wi-Fi publics, mais je préfère ne pas dépendre uniquement de leur disponibilité au moment où j’en ai besoin.
Avant d’acheter une solution supplémentaire, vérifiez si votre forfait mobile inclut des données au Japon et en quelle quantité. Les conditions peuvent évoluer : mieux vaut les relire juste avant le départ.
Quelle solution choisir ?
- L’eSIM : pratique si votre téléphone est compatible et désimlocké. Pensez à vérifier les conditions d’installation et d’activation.
- La carte SIM physique : une possibilité si vous disposez d’un emplacement adapté sur votre téléphone.
- Le Pocket Wi-Fi : un boîtier qui peut connecter plusieurs appareils, mais qu’il faut recharger et garder à proximité.
J’utilise Airalo dans les destinations où mon forfait habituel ne suffit pas. Lors de nos trois semaines au Japon en 2024, une enveloppe de 10 Go m’avait suffi. Votre consommation peut être différente, surtout avec la vidéo, le partage de connexion ou les sauvegardes automatiques de photos.
Comparez la quantité de données, la durée de validité et les possibilités de partage de connexion. Certains forfaits sont limités aux données et ne comprennent pas de numéro local pour téléphoner.
Consulter les forfaits Airalo pour le Japon et les conditions de mon parrainage
Ma checklist pour préparer un premier voyage au Japon
Avant de fermer la valise, voici les points que je vous conseille de passer en revue :
- Documents : vérifier le passeport et les formalités correspondant à votre nationalité auprès de l’ambassade du Japon.
- Arrivée : préparer le trajet entre l’aéroport et le premier hébergement.
- Hébergements : enregistrer les adresses, les horaires d’arrivée et les réservations hors connexion.
- Transports : comparer les grands trajets et choisir une carte IC adaptée à votre parcours.
- Argent : vérifier les conditions bancaires, les plafonds et prévoir une réserve d’espèces.
- Internet : contrôler le forfait mobile ou préparer une SIM, une eSIM ou un Pocket Wi-Fi.
- Applications : installer une application d’itinéraires et une application de traduction.
- Valise : emporter des chaussures confortables et adapter les vêtements à la saison.
- Visites : repérer celles qui nécessitent une réservation à l’avance.
Pour les démarches d’entrée, consultez les informations officielles de l’ambassade du Japon en France.
Pour compléter votre programme, vous pouvez également consulter cette excursion à Hakone au départ de Tokyo, en vérifiant le programme, les conditions et les disponibilités.
Premier voyage au Japon : les questions fréquentes
Peut-on voyager au Japon sans parler japonais ?
Oui. Quelques mots de politesse, une application de traduction et les indications disponibles dans les transports permettent de se débrouiller dans de nombreuses situations. Enregistrer l’adresse de son hébergement en japonais est également utile.
Faut-il emporter des espèces au Japon ?
Oui, il est utile de disposer d’une réserve de yens en complément de sa carte bancaire. Certains petits établissements et services ne permettent pas toujours de payer par carte.
Une carte Suica remplace-t-elle un Japan Rail Pass ?
Non. Une Suica est une carte rechargeable utilisée pour régler de nombreux trajets sur les réseaux compatibles. Un Japan Rail Pass est un forfait ferroviaire avec un périmètre et des conditions spécifiques. Leur usage et leur intérêt sont différents.
Est-ce difficile de visiter le Japon en juillet ?
La chaleur et l’humidité peuvent rendre les journées fatigantes. Pendant notre séjour en juillet, nous avons constaté l’importance de prévoir des pauses, de boire régulièrement et d’adapter les visites aux températures.
Faut-il laisser un pourboire au Japon ?
Le pourboire n’est pas un usage habituel dans les restaurants, cafés, taxis et hôtels au Japon. Un remerciement poli est généralement suffisant.
Ce que je retiens de nos trois semaines au Japon
Avant de partir, on peut avoir l’impression qu’un voyage au Japon demande de tout prévoir et de connaître une multitude de règles. Sur place, quelques bons outils, un peu d’anticipation et l’envie d’observer permettent déjà de se sentir beaucoup plus à l’aise.
De notre séjour, je retiens notamment la simplicité des déplacements une fois nos habitudes prises, les repas accessibles et ce dépaysement permanent qui rend les journées si riches. Sans oublier la chaleur de juillet, qui mérite vraiment sa place dans les préparatifs !
Vous préparez votre premier voyage au Japon ? Quelle question vous préoccupe le plus avant de partir ? Dites-le-moi en commentaire : vos questions pourront aussi m’aider à compléter ce guide.
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